Revival: Mon année et demie à San fran

mardi, octobre 08, 2013



































Je fais référence quelque fois à mon année et demie aux States, du coup, je me suis dit que ce serait bien de t'en raconter un peu plus à ce sujet. Le pourquoi, le comment, blablabla.

Ça me fait plaisir de replonger dans ces souvenirs, parce qu'ils sont doux, agréables, et qu'ils réchauffent mon petit coeur de fille sensible (as tu noté le progrès? J'ose le dire maintenant).

Avant cela, j'étais partie un an en Allemagne (c'est un peu chez moi là-bas) dans le cadre du SVE et malgré une proposition d'entretien pour un emploi au sein d'un organisme international près de Berlin, j'ai décliné parce que j'avais envie d'ailleurs, et surtout d'inconnu. Je ne regrette rien. J'ai toujours suivi mon instinct. Toujours.

Au départ, je pensais à l'Australie (l'influence Hartley coeur à vif tu comprends) (comme toi, je caressais le doux rêve de rencontrer Drazic)mais je ne connaissais pas encore le PVT et trouver un emploi là-bas, paraissait alors très difficile. Et puis pendant que j'étais en France, je me suis rendue à un forum des voyageurs organisé par le Club Teli à Annecy. J'y ai posé des CV et quelques jours après, je reçois chez moi, une brochure de l'organisme International Trainee Network.

L'adhésion n'était pas donnée donnée... 4000 euros (oui je sais, respire ça ira mieux). Cela comprenait le visa, l'assurance maladie complète pour toute la durée du séjour, et évidemment, l'organisme se fait un gros bénef, of course. Mais c'était pour travailler aux Etats-Unis et c'était rassurant de savoir que pendant tout mon séjour j'allais être "encadrée". J'ai passé mon entretien avec la directrice d'un hôtel, au téléphone, chez moi, et avec une copine à mes côtés (ambiance cheerleaders tu vois). Mon anglais était rudimentaire mais j'étais super enthousiaste. Oh yeah. Quelques minutes après, le responsable de ITN m'appelait et m'annonçait que, bingo, j'avais le job. 

Un mois et demi après, je m'envolais pour San Francisco (oui j'ai eu le droit à LA chanson un paquet de fois). 

J'avais 24 ans, mon visa en poche, je savais dans quel hôtel j'allais travailler, mais tout le reste était un mystère. C'était la première fois que j'allais sur ce continent et que je me tapais 12 heures de vol. Je n'étais pas stressée en ce qui concernait mon adaptation à la vie américaine (j'avais vu tous les épisodes de Beverly Hills & co), mais c'était plutôt le travail qui me faisait peur. Parce que j'allais parler anglais, tout le temps, you know what i mean.

Une fois arrivée, je suis me suis rendue en taxi à l'hôtel et le chauffeur m'a gentillement dit que le quartier n'était pas safe, à moi l'ambiance ghetto. Effectivement, cette partie de Market Street n'était pas des plus attirante (clochards, dealers) mais je ne me suis pas laissée impressionner. Et j'ai eu raison car je me suis vite habituée à ce coin de la ville, à mes collègues, et je me suis même fait quelques amis américains. 

J'ai logé à l'hôtel (aux frais de la princesse) en attendant de trouver un logement. J'ai arpenté la ville et crois moi, être à la chasse d'un appartement, c'est le meilleur moyen de découvrir un endroit. Et puis finalement, ma patronne, dont les parents avaient un petit immeuble dans la Marina, nous a proposé (entre temps une autre française est arrivée) (clin d'oeil à toi Cindy) d'y louer un appart, avec vue sur l'Océan (woaaaaaah) et Alcatraz (pas très romantique je te l'accorde). Évidemment on a dit oui, et Lombard Street a été ma rue, mon chez moi pendant un an et demi. 

Et à San Francisco, j'ai vraiment vécu des moments en or.

C'est à dire? Les soirées devant American Top Model, notre collègue-hongrois-devenu-ami-et-voisin Tamas qui se pointait chez nous en caleçon avec sa charcuterie à la main, mon premier Thanksgiving doublé de mon anniversaire, les pots qu'on allait boire entre collègues après le travail, un road trip à L.A, la visite de ma soeur, le cable car, les nouvelles amitiés (certaines fortes et pour la vie), les tours organisés gratuits grâce à notre hôtel (Nappa Valley, Sausalito, Carmel etc), les paycheck (plutôt bien garnis) et tellement d'autres choses...

Bref, cette ville elle m'appartient un peu. C'est un bout de ma vie qui compte beaucoup, ma première expatriation à des milliers de km, je l'ai aimé tout de suite et je l'aime encore, comme au premier jour. 

Bien sûr, j'avais la chance de venir en tant que française privilégiée, parce que mes collègues américains, eux,  cumulaient bien souvent les boulots pour réussir à joindre les deux bouts (loyer et études) et si ils avaient un problème de santé, c'était le drame.
D'ailleurs, avec le recul, je me dis qu'ils ont du trouver ça bizarre ces français qui payent pour venir travailler aux USA. Des espèces d'enfants gâtés qu'on était. Mais on travaillait dur hin, je me rappelle avoir fait des semaines de 50 heures, d'avoir travailler de nuit et d'avoir eu des jours de congés qui sautent. Ce n'était pas de tout repos et parfois on était à bout de nerfs. Mais cette expérience m'a forgé le caractère, et m'a appris beaucoup de choses sur moi-même.

Partir là-bas a été mon American Dream à moi, pas parfait non, mais le mien.

3 commentaires

  1. Je n'y ai pas travaillé, j'ai juste passé deux jours la bas mais j'ai adoré mon expérience de cette ville !

    RépondreSupprimer
  2. Ton article me replonge dans mon annee aux USA, je n'etais pas a San Francisco mais a cote de Los Angeles, et j'ai pu explorer. Ce que j'ai retenu de mon annee, c'est surtout qu'on la vit a 200%, les relations se font plus vite, et elles sont fortes. On prend des decisions comme ca sur des coups de tete, c'est de la folie, de l'aventure, des rencontres. Je garde dans ma tete des milliers de souvenirs, ca va faire 3 ans maintenant et pourtant c'est comme si c'etait hier. Une des plus belles annees de ma vie, je crois ou du moins de ma scolarite. J'ai cru comprendre que maintenant tu etais au Canada, je vais aller chercher le pourquoi du comment sur ton blog ;)
    Des bisous !

    http://jaiecrit.wordpress.com

    RépondreSupprimer
  3. C'est vrai que partir à l'aventure finit toujours par être positif! Et peu importe combien de temps on reste à San Francisco, on aime cette ville dés la première minute :)

    Bisous les filles

    RépondreSupprimer

Rechercher dans ce blog

where to find me

Le blabla de Jasmin © . QUINN CREATIVES .