Quand le corps dit STOP

jeudi, août 15, 2013


Jusqu'à présent, j'ai fait un compte-rendu (surtout en photos) de mon séjour en France, mais je ne suis pas vraiment rentrée en profondeur, je ne t'ai pas dit comment je me sentais un peu avant, pendant et après. Oui, une chronologie de mes sentiments, c'est ce qu'il me reste à faire. 

T'es prêt (e)? Parce que moi, j'sais pas trop.





L'année scolaire s'est terminée lourdement. Et il fallait qu'elle s'arrête, crois moi.


Quelques semaines avant le dernier jour de classe, une élève a disparu brutalement, et quand c'est voulu, c'est encore plus révoltant.
Pendant une journée qui a semblé une éternité, collègues, élèves, école, nous avons arrêté de vivre nous aussi. J'ai appelé ma mère parce qu'elles savent toujours quoi dire. On a pris sur nous, on a parlé aux élèves, beaucoup parlé. 
Je crois que ce que je leur ai dit ce jour-là c'est de respirer profondément. Se sentir en vie, c'est tout ce qui comptait. Garder un pied dans la réalité.

Autant te dire que de mon coté j'ai refoulé beaucoup de choses, car j'ai du mal à laisser aller mes émotions. J'ai l'impression d'être faible si je baisse ma garde. Mais le problème en stockant tout ça, c'est qu'à un moment ça explose. Comme ça, sans prévenir.

Alors voilà, quelques jours avant de partir en France, j'ai fait une crise d'angoisse. Je n'en avais jamais faite et j'étais complètement paniquée. Je n'arrivais plus à respirer et j'ai cru que j'allais y rester. Là, toute seule dans mon appartement. Et puis ça s'est un peu arrangé. J'ai fait une petite rechute dans l'avion et pendant mon séjour en France. J'ai été voir une ostéopathe à Paris qui m'a dit que j'étais très tendue et que mes problèmes de respiration étaient certainement psychosomatiques. 

Du coup, de retour à Toronto, j'ai vu ma psychothérapeute qui m'a expliqué que j'avais subi des chocs émotionnels et que mon inconscient se rebellait. Un trop plein de spam dans le cerveau si tu veux.
Ma mère a tout de suite deviné que c'était de l'anxiété. Elle m'a dit que j'étais certainement inquiète pour l'avenir (partir, rester, quand etc) et qu'il fallait je me détende par rapport à tout ça.

J'ai donc décidé de prendre soin de moi et de mon mental surtout. J'ai commencé la méditation mais j'apprends surtout à accepter le fait que je suis sensible et que cela ne fait pas de moi quelqu'un de vulnérable.

Je me sens beaucoup mieux. Vraiment. Et je fais tout pour vivre le plus possible le moment présent. Mais cela ne m'empêche pas de penser à l'avenir. Et j'ai l'impression que les choses sont de plus en plus claires dans ma tête.

Être en France m'a fait du bien: prendre le train, voir les amis, la famille, regarder les chaînes de télévision allemandes avec maman et me rendre compte que je suis pas allée en Allemagne depuis presque 10 ans, et que ça me manque. Manger du fromage et boire du vin sans que ça me coûte un bras, redécouvrir le goût et l'odeur des fruits, utiliser des transports en commun modernes, bref, redécouvrir chez moi. Je n'idéalise pas l'Europe, j'ai bien conscience de la crise et des problèmes auxquels elle fait face, mais c'est quand même chez moi. Et pendant ces trois semaines, je m'y suis sentie bien.

Ici, à Toronto, les choses ont changé, forcément en 5 ans. Les gens se posent (le problème d'avoir 30 et plus),  il y' a donc les amis qui restent et qui tout doucement se dirigent vers une vie de famille, il y' a ceux qui repartent en France et ceux qui envisagent aussi le retour. Aucun de mes amis repartis  ne regrettent d'être rentrés. Bien sûr, il leur a fallu un temps d'adaptation mais personne n'a dit que c'était facile. 

C'est bizarre mais c'est comme si quelque chose au fond de moi me disait que je suis prête à rentrer. L'idée de pouvoir passer un week end en Allemagne, en Espagne, en Italie (etc...) m'emballe déjà. Mais j'ai décidé de voir ça tranquillement, jour après jour, en continuant d'en profiter ici et en mettant de l'argent de côté, et je verrai bien comment je me sentirai vers la fin de l'année scolaire.
Ce n'est pas une décision que je veux prendre à la va-vite, ou sur un coup de tête, parce que je n'ai plus 20 ans et qu'à 30 ans (bon d'accord 33) je veux faire les choses bien et pas dans la précipitation.

C'est vrai que je gagne bien ma vie mais l'argent ne fait pas tout. J'ai envie de vois plus souvent mes parents. J'ai envie d'être avec ma famille pendant les fêtes de Noël sans que cela me coûte plus de 1000$. J'ai envie de leur remettre en main propre leurs cadeaux d'anniversaires ou de les inviter au restaurant. Je crois que finalement j'ai envie de "rattraper" ces 7 ans d'absence (8 quand je partirai) parce que l'on ne vit qu'une fois et que mes parents ne sont pas éternels.

Tu dois certainement te dire en lisant tout ça que je suis complètement perdue, peut-être, mais je sais que je saurai quoi faire au moment venu. Comme à chaque fois.


Et toi immigré(e), songes tu aussi au retour ou pas du tout ?

34 commentaires

  1. Si tu savais a quel point je te comprends. Des fois cette angoisse aussi lie au fait d’être loin des siens. C'est bête mais un océan qui te sépare provoque une sorte d'angoisse intérieur. J'espere que tu trouveras une solution. Moi c'est le Yoga qui m'aide pas mal.

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    1. Et oui la distance n'est pas toujours facile à gérer. Plus jeune j'y prêtais moins attention mais le fait de vieillir, de voir les gens se poser et finalement l'idée de me retrouver seule ici n'arrangent pas les choses.

      Mais je me sens plus sereine, ma psy est formidable et le Tai Chi me fait du bien :)

      Bisous

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  2. Je ne t'ai pas trouvée perdue, au contraire plutôt très éclairée et juste. J'ai trouvé ton billet terriblement touchant. Peut-être parce que je vis à des milliers de kilomètre de ma famille américaine (mon père y compris), peut-être aussi parce que l'expatriation au Canada (ou ailleurs d'ailleurs) me tente follement mais que tu en donnes un visage pour une fois un peu différent de ce qu'on lit souvent et qui est plus idyllique. Sûrement vrai aussi, car tu laisses entrevoir combien ton expérience a été positive également. Mais j'ai vraiment trouvé très touchant la sincérité avec laquelle tu expliques comment la vie ne s'arrête pas, l'expatriation ce n'est pas seulement une bulle... Voilà, je crois que parfois je rêve cela comme une solution, une bulle. Mais ce n'est pas le cas. Je te souhaite sincèrement pleine de bonnes choses en tout cas pour la suite :)
    xo

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire. C'est agréable et dans ce cas, rassurant, d'avoir un avis sur soi par quelqu'un de "neutre".
      J'imagine que cela doit être difficile pour toi d'être tiraillée entre deux continents, dans mon cas c'est plus simple car je n'ai pas du tout de famille au Canada, c'est donc plus "facile" de partir...
      Pendant quelques années, j'ai effectivement vécu dans cette bulle qu'est l'immigration, j'étais en mode erasmus et c'était grisant, vraiment. Mais les choses changent, on vieillit et cette excitation disparaît doucement... à mon plus grand regret, crois moi. Nostalgie j'écris ton nom :)
      Surtout fais ce qui te tente, va au bout des choses, mais si jamais tu décidais de partir, tes "semaines à Paris" vont me manquer!

      Bises

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  3. Je comprends tellement ce que tu dis que tu écris " le corps dit stop " je vis ça actuellement, j'en parle aussi sur mon blog et je sais à quel point c'est difficile à gérer... je t'envoie tout mon courage, bisous
    Elo

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    1. Merci beaucoup Elo! Moi aussi je t'envoie du courage, et ne lâche pas :)

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  4. Je suis une Canadienne, qui vit en France. J'ai déménagé parce que j'ai rejoint mon chéri qui est Français (Qu'est qu'on ne ferait pas par amour). Je ne suis pas retournée au Canada depuis que je suis arrivée en France parce que tout est trop compliquer en France. Déjà, pour trouver du boulot et tout. Je me sens plus ou moins bien dans ce pays qui n'est pas le mien.

    Les crises d'angoisse, je connais aussi. Quand je suis arrivée en France, j'en faisais beaucoup parce que j'avais l'impression d'avoir tout abandonner au Québec. Cependant, au fil des ans, je me suis dis que les choses devaient changés et que j'avais une vie à vivre. J'ai perdu beaucoup d'amis et surtout ma meilleure amie avec ce déménagement.

    Je te comprends totalement dans ton billet. J'ai l'impression de me voir. Je n'ai certes pas vécu des choses aussi terrible que toi, mais seulement le fait de vivre à distance de mon pays d'origine, on se ressemble.

    Courage à toi et bonne continuation sur ton blog !

    Juliane

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    1. Bonjour Juliane,

      c'est intéressant d'avoir un avis dans l'autre sens, je me suis toujours demandée ce que c'était pour un canadien de vivre en France. Nos pays sont tellement différents que je comprends pourquoi tu t'y sens plus ou moins bien. Personnellement je ne me verrais pas retourner en France... c'est pourquoi j'ai choisi la Belgique :)

      Ne vois pas ton choix comme un "abandon", surtout pas. Tu es partie pour suivre quelqu'un que tu aimes et vivre une nouvelle aventure. C'est courageux, vraiment.

      Par contre, je suis d"accord avec ton compagnon en ce qui concerne tes amis... dans mon cas je n'en ai pas perdu depuis que je vis loin et ici je m'en suis fait aussi des nouveaux. Ma mère allemande qui vit en France depuis presque 40 ans a gardé ses amis de toujours alors peut-être qu'il est temps pour toi de t'en faire d'autres, des vrais, et qui sait, des français? :)

      Gros bisous et bonne continuation.

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    2. Je suis aussi expatriée et les crises d’angoisse je vis aussi ca. Du coup je me demande: les crises d’angoisse sont-elles communes aux expatriés?

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    3. Effectivement, bonne question Sarah. Moi je me demande aussi... est ce un signe qu'il faille rentrer? :) Bisous

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  5. Oh comme je te comprends. Je suis a toronto aussi depuis 7 mois, et ça commence a me tirailler sérieusement. Surtout que mon boulot est une horreur, je m'ennuie et j'ai un permis de travail fermé du coup je ne peux pas changer d'employeur. Le problème c'est que je ne suis pas toute seule, et que l'amoureux est pas prêt de quitter sa terre natale.

    Par contre, si tu veux prendre un café dans To un de ces 4, je serais ravie ! :)

    Bises,

    Juliette

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    1. Salut Juliette!

      Pour ce qui est du travail, je te comprends car j'ai une amie qui est dans le même cas que toi. Mais renseigne toi pour ton permis, car j'en connais qui ont quand même réussi à changer d'employeurs...

      Aaaah, c'est sûr que si il y' a un amoureux en jeux, c'est délicat!

      Je suis évidemment partante pour le café! Écris moi à jaja_smin@hotmail.com

      Bisous.

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  6. Ah l'anxiété... Il m'est arrivé un truc similaire l'année dernière et j'ai réalisé qu'une des meilleures solutions si tu as des symptômes physiques, c'est de faire du sport, souvent, autant que possible. Moi je nage, mais courir, faire du vélo, plusieurs fois par semaine, un peu tous les jours, ça change la vie des anxieux... Et pour ma part, ce fut radical ! On ne pourra pas s'empêcher de se poser 10 000 questions, de stresser et de cogiter - c'est le lot de l'expat' - mais quand je fais mes longueurs, j'arrive à me vider la tête et j'en sors bien dans mes baskets :) Bonne continuation en tout cas !

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    1. C'est vrai que l'anxiété est un vrai fléau! La piscine j'aime beaucoup aussi, je me sens tellement bien dans l'eau, j'oublie tout. Merci pour ton conseil :)

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  7. c'est marrant par ce que cela fait des mois que je veux écrire un article sur ce qui s'est passé ces dernieres années chez moi pour rassurer les filles qui sont dans le meme cas, et finalement ton article est un peu un copier coller de ce que je voulais raconter. J'aurais pu l'écrire je pense... :p
    Les doutes de (quasi) la trentaine, la lavande pour dormir, l'angoisse je connais aussi alors que je n'ai jamais eu un souci la dessus avant il y a 2 ans...
    on a l'air d'etre un peu pareille toi et moi! :) et meme beaucoup car le design de nos blogs se rassemblent beaucoup d'ailleurs!!! coincidence? je ne crois pas nonnnn! :)
    dans tous les cas ravie d'avoir fait ta connaissance via ce billet,

    bises,

    simone

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    1. Merci Simone pour ces gentils mots! Ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule, car si la trentaine est l'âge de la raison (paraît-l), il est aussi accompagné de son lot de questions et de remises en questions :)

      C'est vrai que nos blogs se ressemblent, contente moi aussi d'avoir fait ta connaissance via la blogosphère!

      Bises

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  8. Oui Oui j'ai tout lu et meme si je ne te connais pas je trouve ca bien joli! Courage et bruxelles c'est pas loin, pas loin de chez moi en tout cas;-) si tu te sens seule! Que viens tu y faire ? A bientot!

    www.momentforbeauty.be

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    1. Merci beaucoup! Et bien j'ai trouvé que Bruxelles était un joli compromis vu que je ne me revois pas vivre en France. J'aimerai bien y trouver un emploi comme celui que je fais actuellement (aide enseignante/assistante maternelle).

      Bisous

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  9. Ouaw, que de commentaires pour cet article courageux et profond....
    De près comme de loin on est avec toi Ja Smin alors lâche pas l'affaire !!!!
    Bises

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  10. J'ai tout lu et j'ai trouvé cela très touchant!
    Je ne te connais pas, vu que c'est la première fois que je viens sur ton blog. Cela m'a parlé quand même. Mes parents vivent loin et ce n'est pas toujours facile. J'ai passé mes 30 ans de façon un peu rock'n'roll donc je comprends bien ce que tu peux ressentir.
    Au plaisir de te lire...

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    1. Merci! Le principal c'est d'en avoir profité! :)

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  11. Oh comme je te comprends... Mon chéri me tanne pour que l'on reparte en expatriation (on s'est rencontrés alors qu'on était tous les 2 expats à NY il y a presque 5 ans), mais bien que l'idée de repartir me tente bien (et Toronto est on top of the list), l'idée d'être loin de mes proches me fait franchement hésiter... je crois qu'au final, il faut s'écouter, et parfois accepter d'être un peu égoïste !
    Pour les crises d'angoisse, je suis passée par là à mon retour en france (tiens tiens, comme par hasard), et l'homéopathie m'a bien aidée à m'alléger ;)

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    1. Ce n'est jamais facile de prendre la bonne décision, surtout quand on est deux. Dans mon cas, étant célibataire, partir ou rester n'engage que moi mais même là cela ne m'empêche pas de me poser un tas de questions!

      Je suis passée par l'homéopathie aussi, j'aime beaucoup :)

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  12. Je decouvre ton blog et j'ai lu chaque ligne de ton billet, qui me parle beaucoup. J'ai lu un jour que tout nouveau depart est precede d'un periode de chaos. Alors si les choses se bousculent dans ta tete c'est que tu es prete a changer de vie. Mais tu as raison, prends ton temps, rien ne semble si presse que ca.
    Bonne continuation...

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    1. Merci beaucoup! Et je me disais justement la même chose, c'est bon de le voir par écrit :) Bisous

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  13. Coucou Jasmin,

    J'espère que tu vas bien (félicitations pour la Une Hellocoton :) !!)
    Tu as suivi mon aventure canadienne (et surtout ma mésaventure) mais je pense qu'on a de la chance de venir de pays d'Europe, certes en crise, pas au mieux niveau économique/politique etc MAIS ça reste NOS racines quoi qu'il arrive & quel que soit le temps passé à l'étranger.
    Je pensais que j'allais pleurer, galérer de ce retour en terre natale & finalement coup de chance ou signe du destin j'ai été embauchée en CDI dans une école de langues à Paris, ça fait déjà 1 semaine! (Rentrée depuis 1 mois à peine de TO)
    Donc quoi qu'il arrive crois en toi & en ton avenir tout va bien se passer!
    Bizz

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    1. Salut Sarah,

      Je suis tellement contente pour toi! Comme quoi, c'était le destin... et ton message me rassure à 100%. MERCI! Bisous

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  14. Bonjour Jasmin,

    Je suis tombé sur cet article en cherchant quelque chose de différent du sujet, mais je l'ai lu jusqu'au bout car je me retrouve dans tes angoisses.

    J'ai 30 ans passés, je vis au Canada depuis 7 ans et j'ai toujours voulu en partir car je ne m'y suis jamais sentie bien. Mais partir aurait signifié m'éloigner de mon amoureux et ça je ne l'ai jamais voulu. J'ai donc choisi de rester malgré les difficultés.

    Si je fais le point sur ma vie, je n'ai rien de plus que mes amis du même âge en France, sauf peut-être un peu plus d'argent. Mais c'est quoi un peu plus d'argent quand tu vis loin de ceux que tu aimes et dont tu voudrais être plus proches ? C'est quoi un peu plus d'argent quand ton travail ne te plais pas et que tu as l'impression de ne pas vivre en accord avec toi-même ?

    Aujourd'hui, mon mari a terminé ce qu'il était venu faire ici et nous allons enfin partir. Nous ne rentrons pas en France mais partons vivre dans le pays de mon mari. Nous allons sûrement rencontrés des difficultés mais la décision est prise et je suis soulagée.

    Bonne continuation à toi !

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    1. Bonjour!

      Dans mon cas, j'ai aimé mes années au Canada et j'adore mon travail mais je sens aussi que j'ai fait le tour et qu'il est temps pour moi de rentrer en Europe...

      J'espère que tu trouveras ton bonheur au... Japon? C'est ça? Et je comprends tout à fait ce que tu veux dire par "soulagée".

      Bonne continuation à toi aussi! :)

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    2. Oui, nous partons au Japon. Ça ne m'aidera pas plus à voir ma famille plus souvent, mais c'est un pays qui m'intéresse contrairement au Canada qui m'a toujours laissé indifférente. Et puis j'aimerais pouvoir enfin envisager la possibilité de me poser quelque part, et au Canada ce n'était tout simplement pas possible.

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    3. Tu sais, une amie à moi m'a dit aujourd'hui:"Je crois que si l'on va là ou notre coeur nous guide, on ne se trompe jamais."

      C'est ce que nous faisons!

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  15. Un très bel article où tu livres une partie de toi qui m'a particulièrement touchée…la crise d'angoisse je connais, je l'ai vécu il y a 7 ans et j'ai cru que mon heure était venue…et non c'était juste cette bonne vieille anxiété qui était venue me rendre visite à moi aussi…trop sensible on m'a dit ! Et parfois elle revient car la vie n'est jamais évidente mais petit à petit on apprend à la reconnaître et à la gérer ! J'espère que tu retrouveras vite tes repères ici en France ;-)

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    1. Merci Sophie!

      Oui, le corps réagit si l'on tait trop longtemps les choses qui nous angoissent. Pour ma part, j'ai désormais accepté ma sensibilité mais pour gérer le stress j'ai trouvé que la médiation et le yoga me faisaient du bien.

      Effectivement la vie est pleine de défis et de surprises :)

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