Trois ans.

dimanche, juillet 09, 2017


Tote bag© Les Cornichons


En fait, je triche un peu. Ça fera trois ans le jeudi 27 juillet. 

J'avais deux grosses valises (merci les sacs de compression), un back pack et mon chat RomĂ©o sous le bras. Huit ans de vie canadienne, c'est pas rien. C'est un gros bout de vie. Mais dans mon cas, ça ne se chiffrait pas en bagages. 

J'aime bien quand ma copine Kenza dit que le Canada c'est sa happy place. C'est important d'en avoir une, peu importe oĂč et pour combien de temps. La mienne en ce moment elle est Ă  Reims, ma ville natale. Et crois-moi, j'en suis la premiĂšre surprise. Je crois que c'Ă©tait le point de dĂ©part de quelque chose de nouveau mais j'ai mis du temps Ă  le comprendre. Trois ans pour ĂȘtre prĂ©cise.


Année number one


L'annĂ©e du retour a Ă©tĂ© brouillon, je savais que j'avais bien fait de rentrer mais je n'arrivais pas Ă  trouver ma place. J'Ă©tais en France physiquement mais ma tĂȘte, mon coeur Ă©taient toujours lĂ -bas. J'Ă©tais scindĂ©e en deux : Une partie ici et une partie au Canada. En fait, je souffrais de "la maladie de l'impatriĂ©"  et le choc du retour, j'ai dĂ» apprendre Ă  l'accepter pour pourvoir avancer. 
Et j'ai avancé, mais pas toute seule, j'étais entourée de ma famille, de quelques amis de longue date et j'en profite pour l'écrire ici car j'ai l'impression de ne pas leur avoir vraiment dit, de ne pas les avoir remercier suffisamment, ils ont été ma béquille, mon ancrage positif, mon garde-fou.
Alors tranquillement, j'ai baissĂ© les armes, j'ai arrĂȘtĂ© cette guerre que je menais avec moi-mĂȘme, je me suis dit que j'Ă©tais chez moi maintenant, que j'avais plein de choses Ă  vivre, qu'elles seraient diffĂ©rentes mais pas moins bien et que parfois, il ne faut pas trop se poser de questions. 

C'est ainsi que j'ai fait de la place pour la nouveautĂ©. Et c'est Ă  ce moment lĂ , quand j'Ă©tais ouverte au changement, que j'ai rencontrĂ© les filles (devenues amies) avec qui j'allais crĂ©er l'association bĂ©nĂ©vole  SacrĂ©es Blogueuses.


 AnnĂ©e number two


Pendant cette deuxiĂšme annĂ©e, j'entrais dĂ©finitivement dans la phase de transition ce qui veut dire que j'approchais aussi de sa fin. Et ça, c'est toujours positif. Je commençais Ă  y voir plus clair, Ă  reprendre confiance et j'ai compris qu'il fallait que je me challenge un peu pour Ă©viter de m'encroĂ»ter juste parce que ça allait mieux. 
D'abord, j'ai dĂ©missionnĂ© de mon poste de rĂ©ceptionniste d'hĂŽtel parce que mĂȘme si j'avais un salaire fixe tous les mois, le travail ne me correspondait pas. J'y allais Ă  reculons et j'Ă©tais frustrĂ©e Ă  cause des horaires qui mettait un gros frein Ă  ma vie sociale. Et la vie est trop courte et parfois mĂȘme fragile (j'ai une amie trĂšs proche qui a survĂ©cu Ă  un cancer alors crois-moi, aprĂšs ça, tu ne vois plus les choses de la mĂȘme façon) pour qu'on la gaspille Ă  suivre des codes imposĂ©s par la sociĂ©tĂ©. Le monde est plein de possibilitĂ©s et je m'efforce jour aprĂšs jour de vivre en gardant ça dans un coin de ma tĂȘte. Et surtout du coeur. 
C'est Ă  partir de cet instant que j'ai eu le sentiment d'ĂȘtre rentrĂ©e. Pour de bon. J'ai trouvĂ© un poste d'animatrice dans un centre de loisirs, j'ai commencĂ© Ă  m'investir de plus en plus pour les SB. Mon rĂŽle de Community Manager m'a permis d'exprimer mon cotĂ© crĂ©atif, de m'investir pour Reims et d'avoir enfin le sentiment d'en faire parti. Je ne la regardais plus du coin de l'oeil, avec cette distance que j'avais mise intentionnellement. Au contraire. J'ai rĂ©-appris Ă  vivre en France et au fur et Ă  mesure, j'ai changĂ© ma façon de voir les choses. J'Ă©tais effectivement diffĂ©rente, un peu beaucoup canadienne mais Reims allait devoir faire avec.

Celle que j'étais là-bas, je ne veux pas la voir disparaßtre, j'y puise ma force et je lui dois énormément. Je lui dois celle que je suis aujourd'hui : plus confiante, épanouie, et pleine d'envies.


 AnnĂ©e number three


Là ça y est, je tiens le bon bout. J'ai la colocation parfaite. Avec un appart parfait. Dans un quartier parfait. Bien souvent on a peur de dire quand les choses vont bien, comme si il ne fallait pas le dire trop vite et trop fort juste au cas ou.
Mais moi je m'en fous. Cette troisiĂšme annĂ©e, je l'aime parce qu'elle est pleine de bonnes surprises, de rencontres formidables, de nouvelles amitiĂ©s, de nouveaux dĂ©fis, de projets, c'est en quelque sorte l'annĂ©e de la consolidation. D'ailleurs, j'ai fait refaire ma carte d'identitĂ© française. Ça ne reprĂ©sente peut-ĂȘtre pas grand chose Ă  tes yeux mais pour moi c'est tout un symbole. Il faut dire que je ne fais jamais rien par hasard. Mon cĂŽtĂ© un peu trop cĂ©rĂ©bral sĂ»rement. 
Tout ça pour dire que mes deux premiĂšres annĂ©es back in France n'ont pas toujours Ă©tĂ© faciles mais j'ai compris qu'elles faisaient parti de mon cheminement. Il peut ĂȘtre rapide ou pas. Je crois que ça dĂ©pend de toi. Moi en tout cas, j'ai de moins en moins envie de parler de retour. Ce qui est bon signe. Et ça veut dire aussi que c'est le dernier bilan que je fais. Et mĂȘme si je n'affirmerais jamais que je suis rĂ©moise car je suis bien plus que ça, je suis contente d'avoir tenu bon. Je suis contente d'avoir laissĂ© une chance Ă  la ville qui m'a vu naĂźtre.

                                                        
⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐⭐
 
Alors voilĂ , le 27 juillet 2014, j'ai quittĂ© un pays, un appartement et un travail (avec un salaire trĂšs trĂšs convenable) (l'argent n'est pas un moteur dans ma vie) que j'aimais Ă©normĂ©ment. J'ai bousculĂ© mes habitudes pour une Ă©niĂšme fois. 
Je ne sais pas si Reims et moi c'est pour toute la vie (comment ils font les gens pour en ĂȘtre sĂ»r ? Ont-ils un super pouvoir ?) et mĂȘme si ça peut sembler Ă©trange cette incertitude,  j'ai dĂ©cidĂ© de ne pas m'en prĂ©occuper et d'accepter de ne pas savoir.

Parce qu'aprĂšs tout, qui vivra verra.

Mes objectifs pour la rentrée

vendredi, juin 30, 2017


Tu vas certainement penser que je suis Ă  la ramasse, je parle de septembre alors qu'on dĂ©bute le mois de juillet. Oui, parfois j'ai tendance Ă  mettre la charrue avant les boeufs. 

Le truc c'est que comme chaque année, je fais mon bilan estival. Et d'ailleurs, je compte bientÎt faire un bilan de mes -presque- 3 ans en France. Bon sang, je crois bien que je suis une fille à bilan. C'est grave docteur ?

Bref.

L'Ă©tĂ© donc. Cette pĂ©riode mi-travail, mi-vacances. Au mois de juillet, je rĂ©itĂšre en tant qu'animatrice au centre de loisirs et ça sera peut-ĂȘtre bien la derniĂšre fois car j'envisage de passer mon BAFD pour ĂȘtre directrice. Je sais que je change d'avis comme de chemise mais lĂ  je suis confiante. J'ai besoin d'Ă©voluer, d'avoir de nouvelles responsabilitĂ©s et c'est aussi pour ça que j'ai acceptĂ© un nouveau dĂ©fi, celui d'animer le conseil municipal des jeunes de ma ville. AprĂšs tout, les jeunes, c'est l'avenir non ?!

L'autre jour au tĂ©lĂ©phone, on m'a demandĂ© ce que je voulais vraiment faire et j'ai eu du mal Ă  y rĂ©pondre. Peut-ĂȘtre parce que je ne m'y attendais pas, ou peut-ĂȘtre parce que je ne l'ai jamais vraiment su. J'ai l'impression d'ĂȘtre en constante Ă©volution et de me dĂ©couvrir toujours et encore. Avec les SacrĂ©es blogueuses, je fais du bon "travail" comme Community Manager mais est-ce-que j'aimerais le faire en dehors du cadre de l'association ? Alors que parfois je n'ai qu'une envie : fermer ma page FB (il m'arrivait de le faire avant) et faire une pause digitale. 


Je sens que j'en ai besoin de ce Summer break. J'ai besoin de me retrouver. Loin de Reims. J'ai besoin de me dĂ©connecter, de me remettre Ă  lire, de me concentrer sur ce que je veux, mais sans pression. J'ai besoin de comprendre ou je vais, quel chemin prendre. 

Pour me donner un petit coup de pouce, pour re-dynamiser mon quotidien de façon positive, je me suis fixĂ© quelques objectifs comme refaire mon CV (une bonne fois pour toute), passer moins de temps sur les rĂ©seaux sociaux (souhaite moi bon courage) et puis l'annĂ©e prochaine, j'aimerais m'inscrire Ă  une retraite Yoga/Surf (depuis le temps que j'en rĂȘve), partir plus souvent en week end, retourner en mode road trip aux Etats-Unis...


Je sais qu'il ne faut pas que je laisse la routine s'installer, on ne peut pas mener une vie extraordinaire tous les jours mais on peut la pimenter, on peut y mettre une touche d'originalité, casser les habitudes et dans ce domaine, je m'y connais.

Mon mois d'aoĂ»t se passera au bord de la mer. J'y trouve toujours du rĂ©confort et elle m'apporte la sĂ©rĂ©nitĂ© nĂ©cessaire pour avancer. En tout cas, ça va ĂȘtre de jolies vacances. Et j'ai hĂąte.đŸ’«

Être une femme

jeudi, juin 08, 2017



MĂȘme en 2017, ce n'est pas easy easy. Et on s'est bien mis le doigt dans l'oeil en pensant qu'avec les annĂ©es, ça serait plus simple. 

Y a qu'Ă  voir le matraquage publicitaire avec les vacances d'Ă©tĂ© qui approchent Ă  grand pas. Parce que tu comprends, il faut que tu rentres dans ce maillot de bain taille 36 (si possible) (allez, fais un petit effort quoi). Bah oui, faut pas dĂ©conner, c'est quand mĂȘme un des critĂšres pour ĂȘtre miss : Miss-sois-belle-et-ne-parle-pas-trop, un concours qui fait bien mal Ă  mon fĂ©minisme. Et qui bordel, devrait faire mal Ă  toutes les femmes.

Selon une Ă©tude non menĂ©e, aprĂšs 35 ans , ton horloge biologique te tient sois-disant Ă  la gorge, cette sentence s’applique surtout aux femmes car cette pression du bĂ©bĂ©, elle pĂšse plus sur nous que  sur les mecs. 

Quand mes amis m'annoncent l'arrivĂ©e d'un enfant, Ă©videmment je me rĂ©jouis pour eux mais pendant une seconde, une petite seconde, j'ai ce pincement au coeur et je me dis alors que peut-ĂȘtre, ça ne m'arrivera jamais. 

- Non mais tu vas trouver.

Ah, les gens cherchent toujours Ă  te rassurer en te prouvant par a + b qu'une fille comme toi (souriante, dynamique, positive) (ils sont gentils les gens) finira forcĂ©ment par trouver quelqu'un de chouette. Je sais bien que ça part d'une bonne intention, sauf que toi tu sais que c'est de la poudre de perlimpinpin (expression de nouveau Ă  la mode paraĂźt-il) parce que tu en as des amies, des meufs en or qui Ă  40 ans et plus n'ont pas trouvĂ© la perle un peu trop rare et qui doucement font le deuil d'une vie Ă  deux et sur leur envie d'avoir un enfant. 
Et dans une société qui veut absolument te convaincre que le vrai épanouissement de la femme passe par l'accouchement et le placenta, et bien elle en condamne un millier qui se sentent lésées et qui se mettent à penser qu'elles sont passées à cÎté de quelque chose ou pire, qu'elles ont raté leur vie.
Certaines finissent mĂȘme par se remettre en question, par culpabiliser en se disant que peut-ĂȘtre, elles auraient dĂ» lui laisser une chance Ă  ce type-lĂ , alors qu'au fond, on sait que c'est la pression des autres qui les poussent Ă  ce raisonnement hypocrite. Parce que non, revenir sur des histoires ratĂ©es, des amours rĂ©volus, ou se jeter sur le premier venu n'est pas la meilleure des idĂ©es. Un enfant oui, mais pas Ă  tout prix.


Je crois qu'ĂȘtre une femme, ça se rapproche Ă  de l'hĂ©roĂŻsme. On doit supporter tout un tas de remarques sexistes en feignant parfois de ne pas les avoir entendues, on doit prouver 10 fois plus qu'un homme qu'on mĂ©rite ce travail et le salaire qui va avec parce que c'est comme ça et puis c'est tout.
On doit s'Ă©piler car mĂȘme si on te dit qu'on t'aime au naturel, les poils aux jambes c'est un peu mimi cracra et c'est tellement important d'ĂȘtre au top en toutes circonstances. Et au fond, il n y a pas de mal  Ă  ça, tant que l'on ne s'y brĂ»le pas les ailes, tant que l'on fait les choses pour soi, tant que l'on essaie pas d'agir comme un homme, tant que l'on reste soi-mĂȘme.


C'est juste qu'ĂȘtre une femme ça te demande du courage, de ne pas baisser les bras, de continuer de te battre contre des expressions Ă  la con mais c'est pas grave, ça en vaut la peine parce que c'est avec cette dĂ©termination qu'on a obtenu le droit de vote. Et c'est pas fini. Parce qu'on veut l'Ă©galitĂ©, et qu'on arrĂȘte de nous enseigner sur les bancs de l'Ă©cole que c'est le masculin qui l'emporte.

On n'est pas en guerre, on veut simplement ĂȘtre traitĂ© de la mĂȘme maniĂšre. Ni plus, ni moins.

L'amoureuse du mois de mai

dimanche, mai 14, 2017


Je ne sais pas toi (enfin si, j'crois savoir) mais moi j'aime beaucoup le mois de mai. Alors c'est vrai, le temps est un peu bizarre, je dirais mĂȘme Ă  la limite de la schizophrĂ©nie, mais peu importe, du moment qu'on arrive Ă  prendre un petit coup de soleil ( un coup d'amour, un coup d'je t'aime ça serait bien aussi) du genre qui ne nĂ©cessite pas de biafine.

Je fais ce qu'il me plaĂźt.

dimanche, mai 07, 2017


Calendrier réalisé par Christine Sejean

Ce n'est pas de l'arrogance quand je dis ça, c'est juste la vĂ©ritĂ©. C'est d'ailleurs un truc que Mutti aime me rĂ©pĂ©ter, comme si j'Ă©tais une enfant trop gĂątĂ©e. Alors d'accord, une de ces affirmations est peut-ĂȘtre vraie, je te laisse deviner laquelle.

On a qu'une vie. Et je ne le dis pas pour faire beau, je le dis parce que c'est comme ça que je la vis ma vie. En gardant en tĂȘte que le moment prĂ©sent est prĂ©cieux, on ne sait pas de quoi demain sera fait, on ne sait rien du tout en fait, alors oui, j'ai toujours fait ce qu'il me plaĂźt et je vais continuer... et j'ai envie de plein de choses, ça tombe bien.


Au fait...

 Bilan de mon mois sans alcool 


Dans l'article précédent, je te partageais mon idée folle de ce mois sans alcool. Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, oui j' ai craqué...un peu. Au bout de deux semaines.

Bon pour commencer, je ne suis pas quelqu'un qui consomme Ă©normĂ©ment et ne rien boire pendant 2 semaines n'a pas Ă©tĂ© difficile. Si je n'ai pas respectĂ© mon objectif, ce n'est pas Ă  cause d'une pression sociale Ă©ventuelle, non, c'est tout simplement parce que j'apprĂ©cie boire un verre de temps en temps. 

Pendant ce mois, j'ai donc consommé :

✽ 1 biĂšre aux rĂ©sultats des Ă©lections du premier tour (normal) (y avait besoin)
✽ 1 verre de champagne lors d'un instameet aprĂšs la visite du centre d'entraĂźnement du Stade de Reims  (je suis polie hein)
✽ 1 verre de champagne Ă  un Ă©vĂšnement Ă  Lanson ( rien Ă  ajouter, tout est dans l'Ă©noncĂ©)
✽ 1 verre de rouge chez Mutti autour d'une raclette ( allo quoi)
✽ 1 biĂšre pour fĂȘter le retour d'une copine (la base)
✽ 1 coupe de champ et un verre de vin parce que c'Ă©tait vendredi soir (oui, c'est une bonne raison)

En tout, j'ai donc consommé 6 fois de l'alcool mais en petite quantité et de maniÚre espacée. Alors, est-ce-que je suis une looseuse ? Pas du tout.

⭐⭐⭐

Jeudi 4 mai est un jour Ă  marquer dans l'histoire. Mon histoire en tout cas. Je faisais parti des invitĂ©s sur le plateau de la matinale de France 3 Champagne-Ardenne pour parler un peu de mon association Les SacrĂ©es Blogueuses. J'ai eu un tout petit peu le trac parce que c'Ă©tait du direct et qu'elle a un peu modifiĂ© ses questions mais je m'en suis bien sortie. 
C'était une chouette expérience que je réitérais avec plaisir ! Donc Yann, si tu m'écoutes... au pire je peux pousser la chansonnette avec Martin !

☞ Alors pour me voir et m'entendre, c'est par ici : 9h50 Le Matin

Je suis (aussi) Community Manager bénévole.

mercredi, avril 19, 2017


Cela va bientĂŽt faire deux ans que je suis la Commnunity Manager des SacrĂ©es Blogueuses et je le fais toujours avec autant d'amour. Parce que c'est vraiment de ça qu'il s'agit, une jolie histoire d'amour.

Je me souviens bien de la premiÚre fois que l'on s'est réunies, en mode le Cercle des PoÚtes disparus mais heureusement, sans fin dramatique
J'ai toujours été celle qui est la plus active sur les réseaux sociaux alors c'est tout naturellement que les filles m'ont désignée Community Manager. J'ai accepté sans réfléchir parce que ça sonnait bien à mon oreille et que ça me donnait une bonne excuse pour passer du temps sur Facebook, Instagram et Twitter.

Je n'ai suivi aucune formation en communication, j'ai obtenu un BTS assistante trilingue et aprĂšs je suis partie vivre Ă  l'Ă©tranger. On peut dire que dans ce domaine, j'ai Ă©tĂ© autodidacte et ça tombe bien parce que j'adore apprendre par moi-mĂȘme (ce n'est pas pour rien que je me suis expatriĂ©e pendant 10 ans). Quand tu vis loin de chez toi, les rĂ©seaux sociaux sont un formidable lien entre ici et lĂ -bas et puis avec la crĂ©ation de mon blog, je me suis rendu compte de leur importance. J'ai commencĂ© Ă  m'intĂ©resser au monde virtuel de la blogosphĂšre que j'ai trouvĂ© riche et inspirant. J'avais envie d'en faire parti parce que c'est plutĂŽt chouette d'appartenir Ă  une communautĂ© qui se fout des frontiĂšres et qui te permet d'Ă©largir tes horizons.

Être la Community Manager bĂ©nĂ©vole des SB (j'insiste sur le terme bĂ©nĂ©vole parce que les gens ne savent pas toujours que nous sommes une asso qui ne touche aucune rĂ©munĂ©ration) m'a permis de laisser libre cours Ă  ma crĂ©ativitĂ© et surtout de voir Reims diffĂ©remment et positivement. Je ne suis pas photographe mais je suis de nombreux comptes et blogs dans le mĂȘme esprit que nous  (Rennes Ă  coup de coeur, Överways, Les Mondaines, From Liege with love etc) qui ont une sensibilitĂ© qui me touche et qui m'inspire. Il ne s'agit surtout pas de copier mais de parvenir Ă  trouver son propre style, sans pression. Quand je poste une photo sur IG ou un post sur FB et Twitter, je ne cherche pas Ă  avoir le plus de likes possible, alors Ă©videmment, ça fait plaisir, c'est un peu la cerise sur le cupcake mais si je partage quelque chose c'est spontanĂ©, c'est parce que j'y ai vu quelque chose de beau que j'ai envie de partager.

Ma façon de gérer les réseaux sociaux des Sacrées Blogueuses est vraiment à l'image de notre association que nous voulons sincÚre et généreuse. Les filles me font confiance et me laissent en complÚte autonomie, et c'est parfait pour quelqu'un comme moi, soucieuse de sa liberté d'expression et de sa liberté tout court.

Je ne sais toujours pas si je fais les choses bien comme il faut mais je continue d'apprendre, de m'amĂ©liorer, les SB me soutiennent et les retours positifs de notre communautĂ© m'encouragent et me prouvent que j'ai eu raison de m'embarquer dans cette folle aventure. Une aventure avant tout humaine, possible grĂące Ă  un peu de virtuel et tant que la passion est lĂ , il n y a aucune raison d'arrĂȘter.




C'est donc la premiĂšre fois que je suis Community Manager. Et c'est que du bonheur.

Ma routine bien-ĂȘtre

lundi, avril 17, 2017


Je ne sais pas si c'est dĂ» Ă  mes lectures spirituelles (Flow, Respire et autres magazines inspirants ) mais plus ça va, plus je me concentre sur mon bien-ĂȘtre.  

À vrai dire, j'ai commencĂ© Ă  le faire lorsque j'ai entamĂ© ma psychothĂ©rapie Ă  Toronto. J'avais un peu plus de 30 ans et j'en avais marre de rester bloquĂ© sur certaines choses qui m'empĂȘchaient d'avancer parce que clairement, elles me polluaient l'esprit ET le corps, car oui, tout est liĂ©.
Une fois que j'ai compris ces blocages, j'ai ressenti un grand souffle de libertĂ©, c'est comme si on m'offrait la chance d'ĂȘtre vraiment moi, je ne me sentais plus coincĂ©e par le passĂ© ou l'avenir. Je voyais l'un, d'un regard bienveillant et l'autre, d'un regard confiant. Et puis je me suis souvenue de L'alchimiste de Coelho, ce livre lu des annĂ©es auparavant et qui avait raisonnĂ© si fort en moi. Cette envie de changement je l'avais depuis longtemps, elle avait juste besoin d'un coup de pouce. 

Je pense sincÚrement qu'il n y a pas d'ùge pour effectuer des petites (ou grandes) révolutions intérieures, il faut avant tout écouter son corps qui est le porte-parole de l'esprit.

Dans ma vie de tous les jours, je veille Ă  mon bien-ĂȘtre de diffĂ©rentes maniĂšres. Il m'arrive de faire de la mĂ©ditation de temps en temps, je marche beaucoup, je trie Ă©normĂ©ment, j'ai gardĂ© une Ăąme d'enfant, j'essaie un maximum de vivre le moment prĂ©sent, de me focaliser sur le positif (la technique de l'ancrage est trĂšs efficace) et donc d'Ă©viter toutes sources de nĂ©gativitĂ©. Je n'ai pas un salaire mirobolant et en travaillant dans l'animation j'ai une vie professionnelle plutĂŽt fragile mais je prĂ©fĂšre me concentrer sur ce qu'elle m'apporte, des collĂšgues sympathiques, des journĂ©es rythmĂ©es et toujours remplies de fou-rires, et que ce soit Ă  la maison ou au travail, je ne me sens jamais seule. Parce que non, je ne fais pas de mon cĂ©libat, un Ă©lĂ©ment qui m'empĂȘcherait d'ĂȘtre heureuse, surtout pas. 

Je n'ai jamais touchĂ© Ă  la cigarette et j'ai toujours eu une hygiĂšne de vie plutĂŽt saine (sans ĂȘtre parfaite non plus hein). RĂ©cemment, le 8 avril pour ĂȘtre prĂ©cise, je me suis lancĂ©e dans un mois sans alcool, c'est le nouveau truc Ă  la mode (ref "Dry January") mais c'est pas pour faire comme les autres, non, je trouve les bienfaits de cette initiative super intĂ©ressants. Alors pourquoi pas ?!
J'ai Ă©galement envie de faire une retraite de yoga et mon prochain achat sera certainement le livre La Maison Zen de Keisuke Matsumoto

Parfois, je me dis que je l'ai peut-ĂȘtre atteint cette paix intĂ©rieure dont on parle si souvent. Et si ce n'est pas le cas, je la touche du bout des doigts, ça, j'en suis certaine.

Et puis au final, je crois que c'est ce qui explique ma jeunesse Ă©ternelle. C'est tout du moins la rĂ©ponse que j'aime donner Ă  ces innombrables (j'ai arrĂȘtĂ© de compter) « c'est fou, je t'aurais donnĂ© 10 ans de moins ». Parce que oui, tout est dans la tĂȘte.

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